Edition du Vendredi 3 septembre 2010

12 mai 2009

Un peu de tout

Tous aux urnes

Certains considèrent le vote comme une obligation, une corvée même. Or, voter est avant tout un droit. Nos ancêtres se sont battus pour l’obtenir. Il faut le dire, le répéter, insister. A Pillsbury, en particulier. Dans ce petit village des Etats-Unis, il y a une vingtaine d’électeurs. Le jour de l’élection du maire, le bureau est resté désert. Personne n’est venu. Les candidats eux-mêmes ont oublié de voter !

Dans le Missouri, un maire a été réélu alors qu’il était mort depuis quelques semaines. Harry Stonebraker avait 69 ans. Il était un maire très populaire. Il est décédé d’une crise cardiaque peu de temps avant les élections. Les bulletins de vote étaient imprimés et le vote par correspondance avait commencé. Son adversaire n’avait obtenu que 10% des voix. Il assurera l’intérim jusqu’en 2010. On organisera alors une nouvelle élection.

Du Viagra pour une voix

La Thaïlande a des lois sévères contre la corruption. Les candidats ne peuvent pas offrir de cadeaux aux électeurs: pas de T-shirts, pas de boissons… Et pourtant, il y a encore beaucoup de corruption. Le dernier exemple en date? Sayan Nopcha, un militant, accuse un homme politique important d’avoir «acheté» des voix en distribuant du Viagra. Le candidat aurait offert des prescriptions de la célèbre pilule bleue à des hommes âgés.

La grosse soupe

Un sondage a été réalisé en Wallonie. Les Wallons s’y connaissent-ils en politique? Le résultat n’est pas brillant… C’est la grosse soupe. Ainsi, seulement 16% des personnes interrogées savaient que la Région wallonne est gouvernée par une coalition PS – CDH. Les autres y ajoutaient le MR, ou Ecolo. C’est vrai, nos institutions politiques sont compliquées. Ce ne sont pas les mêmes majorités à tous les niveaux de pouvoir. Mais beaucoup de gens ne s’intéressent pas à la politique et ça, c’est dommage. On dit que si l’on ne s’occupe pas de politique, la politique, elle, s’occupe de nous. Alors, autant savoir…

Une expo détonante

Thomas Cap et Michal Kraus sont étudiants en arts plastiques. Ils ont organisé une exposition à Prague. Elle regroupe les portraits de 200 hommes politiques. Les visiteurs reçoivent un fusil à air comprimé et une boîte de plombs. Et ils peuvent tirer sur les portraits. Les deux jeunes artistes expliquent que «trop souvent on éprouve un sentiment d’impuissance en voyant les élus violer leurs promesses électorales.» Les visiteurs ont ainsi l’occasion de faire savoir aux hommes politiques ce qu’ils pensent. Le portrait du Premier ministre démissionnaire, Mirek Topolanek, est particulièrement visé. Le visage de Jiri Paroubek, le chef des sociaux-démocrates d’opposition, est quasi méconnaissable. L’exposition rencontre un beau succès auprès de la population. Les hommes politiques apprécient moins. Les organisateurs ont l’intention de leur offrir leur portrait à la fin de l’exposition. Ils espèrent qu’on pourra encore les reconnaître…

Françoise Filée

 




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